Ouest France parle de nos emballages écologiques !

26.03.2021

« Il y a plus de vingt ans, c’était l’ère du tout jetable, et beaucoup étaient convaincus que, comme le dit la chanson,  le plastique c’est fantastique ​. Alors à contre-courant, l’entreprise Ecofeutre avait été créée en 1998 à Naizin (Morbihan) pour fabriquer des boîtes d’œufs en cellulose pour l’usine voisine,  qui faisait partie comme nous du groupe Glon .

Quand dix ans plus tard, Matines a préféré les alvéoles en plastique, les deux usines ont pris leurs distances.

L’aventure d’Ecofeutre aurait pu s’arrêter là, mais l’entreprise s’est réinventée. Bien lui en a pris : de deux lignes de fabrications à Naizin – devenue Evellys, Ecofeutre est passée à dix-huit, et a aussi ouvert une nouvelle usine au Sourn, près de Pontivy, en mai 2019.

Porte-gobelets et calages de champagne

 Nous employons 60 collaborateurs à Evellys et 10 au Sourn. Chaque usine a sa production : porte-gobelets pour les chaînes de restauration rapide et calages en cellulose pour la première, saladiers en fibre de bois pour la deuxième ​, détaille François Régis Légrier, directeur de l’entreprise depuis janvier 2021.

600 tonnes de fibre par an,  papier mâché  ​issu de 5 000 tonnes de papiers récoltés localement puis recyclés, servent à mouler des intercalaires pour palettes, des porte-gobelets et des calages.  Ce sont ces petites pièces qui sont insérées dans les cartons pour protéger aussi bien des cafetières que des bouteilles de vin ou de champagne ​, à la place du polystyrène dont le recyclage est difficile.

Ecofeutre, seule sur son créneau en Bretagne, a vu ses projets perturbés par la crise du coronavirus, en 2020. Même si l’épidémie a aussi eu des effets secondaires plus positifs :  La production a un peu augmenté, avec le développement de la vente à emporter. Les difficultés d’approvisionnement depuis la Chine nous ont amené de nouveaux clients. 

« Toute l’industrie alimentaire va y venir »

Même si les produits en cellulose et en fibre de bois ont l’avantage d’être fabriqués sans produits chimiques, recyclables et compostables, ils restent un peu plus chers. Et se passer entièrement de plastique reste difficile pour certains clients d’Ecofeutre.  Nous vendons nos saladiers et barquettes alimentaires avec ou sans couvercle. Le consommateur qui achète une salade apprécie un couvercle transparent qui lui permet de visualiser le plat. 

Mais la cellulose a de l’avenir, François Régis Légrier en est convaincu :  Toute l’industrie alimentaire va y venir. D’ici cinq ans, la cellulose sera davantage utilisée que le plastique. 

L’entreprise morbihannaise travaille donc, via son bureau d’études qui compte trois salariés, à une amélioration de cette matière première :  On cherche à rendre la cellulose plus imperméable à l’huile, plus résistante à l’humidité, pour stocker des plats plus longtemps.  ​es produits encore plus adaptés aux attentes des restaurateurs et entreprises agroalimentaires et qui permettront à Ecofeutre de développer son usine du Sourn. »